L'Agence de Surveillance Financière du Kazakhstan (AFM) a annoncé la fermeture de la plateforme d'échange de cryptomonnaies RAKS, une plateforme fortement impliquée dans le blanchiment d'argent provenant du trafic de drogue et des escroqueries en ligne. Le service opérait depuis plus de trois ans et constituait une partie centrale de l'économie souterraine de la région.
L'enquête a révélé que RAKS collaborait avec 20 des plus grandes places de marché du darknet, atteignant plus de 5 millions d'utilisateurs. La plateforme a blanchi des fonds provenant de plus de 200 opérations liées à la drogue au Kazakhstan, en Russie, en Ukraine et en Moldavie. Les autorités estiment que le volume total des transactions traitées par la plateforme dépassait 224 millions de dollars.
Les spécialistes de l'AFM ont analysé plus de 4 000 portefeuilles crypto, identifiant ceux liés à des produits criminels. En conséquence, 67 adresses connectées à RAKS ont été bloquées, gelant des actifs totalisant 9,7 millions USDT.
L'agence a également noté des signes clairs que le service était en train de fermer. Les comptes de médias sociaux ont été supprimés, le support client a été suspendu, et de nombreuses plaintes concernant des obligations financières non remplies sont apparues sur les forums du darknet.
Les officiels ont déclaré que ces mesures ont porté un coup sévère à l'infrastructure du trafic de drogue, perturbant les chaînes d'approvisionnement et réduisant la confiance dans les plateformes illégales. La fermeture de RAKS devrait avoir un impact significatif sur les opérations du marché darknet dans la région.
Les autorités poursuivent leurs efforts pour identifier les organisateurs derrière RAKS. L'AFM a souligné que la lutte contre le blanchiment d'argent via les monnaies numériques reste une priorité absolue. Plus tôt, les autorités ont annoncé des plans pour établir un fonds d'actifs numériques au Kazakhstan, renforçant davantage la surveillance réglementaire.


