Imaginez ceci : vous êtes un trader fixant un écran rempli de prix d'obligations, essayant de deviner si votre ordre sera exécuté au prix souhaité. Les marchés évoluent rapidement, et même un petit retard ou une erreur de calcul peut coûter des millions. C'est le quotidien dans la finance quantitative, où des banques comme HSBC gèrent des billions d'actifs. Actuellement, le marché obligataire à lui seul est colossal, les transactions over-the-counter (OTC) sans bourses centrales signifient que tout repose sur des prédictions instantanées et des évaluations des risques.
Entre en scène l'informatique quantique. Ce n'est pas un gadget de science-fiction ; elle redéfinit notre façon de gérer des problèmes complexes qui étouffent les ordinateurs classiques. HSBC vient de lâcher une bombe, affirmant avoir réalisé la première utilisation mondiale réelle de la technologie quantique dans le trading algorithmique d'obligations. En partenariat avec IBM, ils ont testé cela sur des données de marché en direct et ont surpassé les méthodes traditionnelles de 34% dans la prédiction des exécutions de transactions. Ce n'est pas du pre-hype, c'est un signal que la course aux armements du monde financier est devenue quantique.
En tant que trader ayant passé des années à naviguer dans ces eaux, je vois cela comme un point de bascule. Les algorithmes traditionnels traitent les chiffres séquentiellement, comme lire un livre page par page. Mais avec la volatilité croissante, des taux d'intérêt...

