Ted Hisokawa
01 nov. 2025 12:56
Les régulateurs internationaux réexaminent les réglementations bancaires sur les cryptomonnaies, en se concentrant sur les stablecoins et les exigences en capital, à mesure que le marché des actifs numériques évolue.
Les régulateurs mondiaux jettent un nouveau regard sur les règles bancaires régissant les crypto-actifs, avec un accent particulier sur les stablecoins, alors que le marché des actifs numériques continue d'évoluer rapidement. Cette révision intervient dans un contexte de pression croissante des grandes économies et des groupes industriels pour réformer les exigences strictes en matière de capital qui doivent entrer en vigueur en 2026, selon CryptoNews.
Comprendre le cadre actuel de Bâle
Le Comité de Bâle sur le contrôle bancaire (BCBS), reconnu comme l'autorité principale en matière de normes bancaires mondiales, envisage des modifications à son cadre de 2022. Ce cadre a imposé certaines des règles de capital les plus strictes pour les avoirs en cryptomonnaies, exigeant que les banques attribuent une pondération de risque de 1 250 % aux crypto-actifs non garantis, comme le Bitcoin (BTC). Ces mesures, bien que conçues pour protéger les banques contre les pertes potentielles, ont découragé de nombreuses institutions de s'engager dans des services liés aux cryptomonnaies.
Les stablecoins, qui sont des jetons numériques indexés sur des actifs comme le dollar américain, ont connu une croissance rapide et sont maintenant au centre des débats réglementaires. Malgré leur stabilité, les règles actuelles de Bâle les soumettent aux mêmes exigences lourdes en capital que les cryptomonnaies volatiles, ce qui conduit à des appels à révision.
Appels à des révisions réglementaires
Les États-Unis mènent la pression pour des mises à jour, arguant que les normes originales de Bâle sont dépassées dans le marché crypto dynamique d'aujourd'hui. Le GENIUS Act américain est un exemple de nouveaux cadres réglementaires encourageant l'utilisation des stablecoins pour les paiements. Cependant, des incohérences réglementaires subsistent, car les stablecoins sans permission comme Tether (USDT) et USDC de Circle font face aux mêmes charges en capital que les monnaies numériques plus volatiles.
En Europe, les régulateurs intègrent les normes de Bâle dans leurs propres cadres, avec des règles transitoires permettant un engagement limité avec les actifs numériques pendant que des solutions plus permanentes sont développées. La Banque centrale européenne soutient la mise en œuvre des règles existantes en premier, tandis que les États-Unis et d'autres régions cherchent des révisions avant que ces normes ne deviennent obligatoires.
Divergence mondiale et perspectives d'avenir
Bien que les directives du Comité de Bâle ne soient pas contraignantes, les juridictions membres les adoptent généralement. Cependant, les calendriers varient, Singapour retardant sa mise en œuvre pour assurer un alignement mondial, et Hong Kong prévoyant d'introduire des exigences plus légères pour les stablecoins sous licence en 2026.
Le débat sur les règles bancaires crypto s'intensifie alors que les groupes industriels exhortent le Comité de Bâle à alléger la charge en capital des banques. Ces discussions sont cruciales car les stablecoins pourraient avoir un impact significatif sur la finance mondiale, certains rapports prédisant un transfert potentiel de 1 billion de dollars des banques traditionnelles vers les stablecoins d'ici 2028.
Alors que les régulateurs et les parties prenantes de l'industrie continuent de négocier, l'évolution de ces règles façonnera probablement le futur paysage des services d'actifs numériques dans le secteur bancaire.
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Source : https://blockchain.news/news/global-regulators-reevaluate-crypto-banking-rules-stablecoin-growth


