L'Office of the Comptroller of the Currency (OCC) a confirmé aujourd'hui que les banques nationales peuvent effectuer des transactions principales sans risque sur des actifs crypto. Cette décision clarifie comment les institutions réglementées peuvent participer aux marchés numériques. Elle intervient à un moment où les banques, les fintechs et les entreprises crypto recherchent des directives plus claires pour les services basés sur la blockchain.
Selon la récente lettre 1188 du bureau, les banques peuvent faire correspondre les ordres d'achat et de vente des clients sur les transactions crypto. Elles ne sont pas nécessairement tenues de conserver un inventaire, à condition qu'elles fonctionnent en toute sécurité et dans le respect de la loi.
Cette information est expliquée suite aux récentes déclarations du Contrôleur Jonathan Gould le 8 décembre. Le Contrôleur Jonathan Gould a informé les acteurs de l'industrie qu'ils devraient traiter les entreprises crypto cherchant des chartes de confiance nationale comme des institutions financières ordinaires. Selon Gould, l'OCC a reçu cette année 14 demandes bancaires de la part d'importantes entreprises crypto et fintech, telles que Coinbase, Circle et Ripple.
Gould a noté que la garde d'actifs numériques et d'autres services ne sont pas uniquement des efforts de marketing visant la banque réglementée ; ils ont plutôt une longue histoire de traitement électronique.
La lettre 1188 affirme la capacité des banques nationales à participer à des transactions d'actifs numériques principales sans risque. Selon l'OCC, le niveau de risque de règlement et de crédit dans ces transactions est faible, étant donné que les banques effectuent les deux parties de ces transactions en même temps.
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La lettre explique ce rôle comme l'équivalent juridique et économique d'un courtier agissant en tant qu'agent. La lettre souligne que cette structure interdit aux banques de s'engager dans la spéculation ou la détention d'inventaire.
L'annonce est basée sur les directives du 18 novembre émises par l'OCC, qui permettent aux banques de détenir des actifs numériques limités à des fins opérationnelles, y compris le paiement des frais de transaction blockchain. Une lettre précédente, 1186, a accordé aux banques la permission d'effectuer des opérations via la blockchain, comme le permettent les règles applicables.
Ces lettres démontrent que l'OCC essaie de créer des règles spécifiques pour régir les institutions financières réglementées afin qu'elles puissent participer à l'économie des actifs numériques sans risquer la spéculation.
La décision de l'OCC est un mouvement positif dans la direction des banques qui étudient le règlement et la garde d'actifs numériques. Cependant, les institutions sont tenues de respecter les normes de supervision et de démontrer leur capacité à contrôler les risques opérationnels et de conformité impliqués.
Cependant, la décision définit clairement ce que la loi permet. Les banques et autres entreprises d'actifs numériques seront très attentives au cas où l'OCC clarifierait davantage son cadre de crypto-monnaies tout en le mettant à jour d'ici 2026.
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