J'ai entendu dire que Solayer est sur le point de lancer son propre bridge cross-chain natif SVM. Honnêtement, compte tenu du piratage constant des bridges cross-chain et de l'interconnectivité généralisée des blockchains, l'idée même d'un "bridge cross-chain" fait toujours froncer les sourcils. Alors quelle est l'approche de Solayer cette fois-ci ? Voici mon analyse :
1) Contrairement aux bridges cross-chain traditionnels qui s'appuient sur des portefeuilles multi-signatures ou des nœuds relais, Solana utilise le mécanisme natif de proof-of-stake de la Solana Virtual Machine (SVM). En termes simples, il génère une preuve cryptographique des transferts d'actifs directement au niveau de la Solana Virtual Machine, plutôt que de s'appuyer sur "l'hypothèse d'honnêteté" des validateurs externes. Plus précisément, il utilise une architecture sans base de données combinée à une logique PDA (Program Derived Address) pure. Les bridges cross-chain traditionnels nécessitent généralement une base de données centralisée pour enregistrer les états cross-chain, ce qui en fait une cible de choix pour les pirates. Le PDA, cependant, est le mécanisme unique de génération d'adresses déterministes de Solana, où tous les états sont stockés directement on-chain et dérivés par la logique du programme. Pour mettre cela en perspective, c'est comme changer la combinaison d'un coffre-fort du papier à une formule mathématique - même si un pirate obtient des informations partielles, il ne peut pas les exploiter sans l'état on-chain complet.
Solayer introduit un mécanisme Guardian, qui fonctionne sans état - les Guardians ne font aucune hypothèse sur l'état historique. Crucialement, il établit un plafond de bridge d'instance, limitant les pertes même en cas de problèmes de sécurité. Pour résoudre ce problème, l'équipe Fuzzland a mis en œuvre une vérification formelle de l'ensemble du système, utilisant des méthodes mathématiques pour prouver la correction logique du code, plutôt que de s'appuyer uniquement sur des tests. Combiné à une protection contre la relecture on-chain, une surveillance des anomalies 7×24 et des alertes en temps réel, cela fournit une défense multicouche, du moins en théorie.
3) Solana prend en charge les appels Cross-chain et les Hooks composables. En utilisant les Hooks, les développeurs peuvent déclencher automatiquement des opérations on-chain comme l'arbitrage et la liquidation après une transaction. Combiner cette combinabilité avec la fonctionnalité cross-chain ouvrira une multitude de nouvelles possibilités. Bien sûr, cela n'est pas sans défis. Bien que l'absence d'exigence de liste blanche abaisse la barrière à l'entrée, permettant théoriquement à n'importe quel token d'être bridgé, cela présente sans aucun doute des défis de sécurité et des risques réglementaires. De plus, les bridges cross-chain établis comme Wormhole sont depuis longtemps profondément ancrés dans l'écosystème Solana, ce qui rend difficile pour Solana de gagner des parts de marché. Bien qu'il y ait des innovations technologiques, l'industrie des bridges cross-chain repose en fin de compte sur la vérification réelle de la sécurité.


