Points clés La Banque centrale européenne prévoit de plafonner les frais marchands de l'euro numérique à environ 0,50 %, réduisant ainsi les coûts pour les détaillants. […] L'article Europe's Digital EuroPoints clés La Banque centrale européenne prévoit de plafonner les frais marchands de l'euro numérique à environ 0,50 %, réduisant ainsi les coûts pour les détaillants. […] L'article Europe's Digital Euro

La poussée de l'euro numérique en Europe promet des paiements moins chers et une confidentialité similaire aux espèces

2026/02/21 02:10
Temps de lecture : 4 min

Points clés

  • La Banque centrale européenne prévoit de plafonner les frais marchands de l'euro numérique à environ 0,50 %, réduisant ainsi les coûts pour les détaillants.
  • Une limite de détention proposée de 3 000 € par personne vise à prévenir les sorties massives de dépôts des banques commerciales.
  • L'euro numérique inclura des paiements hors ligne, similaires aux espèces, avec de fortes protections de la vie privée.
  • Il ne paiera pas d'intérêts, renforçant son rôle strictement comme outil de paiement.

Cette décision pourrait réduire de moitié les coûts actuels des paiements numériques pour les commerçants, positionnant l'euro numérique comme une alternative moins chère aux réseaux de cartes existants.

Dans le même temps, la BCE cherche à empêcher les transferts massifs d'argent hors des banques commerciales. Elle envisage une limite de détention individuelle de 3 000 € pour l'euro numérique, une protection qui pourrait encore se traduire par jusqu'à 700 milliards d'euros sortant des dépôts bancaires. Cependant, la banque centrale soutient qu'un tel débit ne menacerait pas la stabilité financière globale.

Confidentialité et Paiements hors ligne au cœur du projet

Un pilier central du projet est de reproduire les caractéristiques clés des espèces sous forme numérique. La BCE souhaite que l'euro numérique fonctionne hors ligne, permettant des transactions sans connexion internet. Dans ce mode, seuls le payeur et le bénéficiaire connaîtraient les détails de la transaction. L'Eurosystème ne pourrait pas suivre les achats ni identifier les utilisateurs.

La fonctionnalité hors ligne reposerait sur des éléments matériels sécurisés intégrés dans les smartphones ou les cartes de paiement, permettant des paiements lors de pannes de courant ou dans des zones à faible couverture mobile. Même en ligne, le système s'appuierait sur le cryptage et la pseudonymisation pour garantir que les données de transaction ne peuvent pas être directement liées aux individus par la banque centrale.

Limites de détention et protection « Cascade »

Pour répondre aux préoccupations concernant la désintermédiation bancaire, la BCE a conçu des mécanismes de contrôle automatiques.

Avec le plafond proposé de 3 000 €, les particuliers ne pourraient pas détenir un nombre illimité d'euros numériques. Si un paiement pousse un utilisateur au-dessus de la limite, le mécanisme dit « cascade » transférerait automatiquement le montant excédentaire vers le compte bancaire commercial lié de la personne.

Le processus inverse s'appliquerait également. Si un utilisateur effectue un paiement supérieur à son solde d'euros numériques, le système prélèverait automatiquement les fonds restants de son compte bancaire pour compléter la transaction.

Les entreprises et les autorités publiques feraient face à une limite de détention zéro. Tout euro numérique qu'ils reçoivent serait instantanément converti en dépôts bancaires commerciaux, garantissant que le nouveau système ne concurrence pas l'activité traditionnelle de collecte de dépôts.

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Autonomie stratégique et concurrence

La BCE soutient que l'euro numérique est également un projet géopolitique. Actuellement, 13 des 20 pays de la zone euro dépendent entièrement de fournisseurs de paiement non européens tels que Visa et Mastercard pour les transactions numériques.

En créant des « rails » de paiement européens, la banque centrale vise à réduire la dépendance aux infrastructures étrangères. L'euro numérique est également présenté comme une alternative du secteur public aux stablecoins privés et autres crypto-actifs, offrant le soutien de la banque centrale et une surveillance réglementaire.

Coûts, calendrier de déploiement et absence d'intérêts

Dans le cadre de la structure proposée, l'Eurosystème couvrirait les coûts d'infrastructure de base, estimés à environ 1,3 milliard d'euros pour la mise en place initiale. Les banques commerciales géreraient la distribution et les services client.

Si la législation de l'UE est approuvée en 2026, une phase pilote impliquant des banques et des commerçants sélectionnés pourrait commencer mi-2027.

Fait important, l'euro numérique ne paierait pas d'intérêts. La BCE entend qu'il fonctionne purement comme moyen de paiement, et non comme véhicule d'épargne, renforçant son rôle d'équivalent numérique des espèces plutôt que de produit de dépôt concurrent.

Alors que les discussions législatives se poursuivent, l'équilibre entre innovation, stabilité financière, vie privée et autonomie stratégique restera au centre du débat européen sur la monnaie numérique.


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