La CFTC a demandé à un tribunal fédéral d'annuler des éléments clés de son affaire réglée contre Gemini Trust Company. Cette demande fait suite à une révision interne qui a remis en cause le fondement de l'action d'application initiale. Cette démarche attire également l'attention sur la manière dont les affaires d'actifs numériques ont été construites selon les normes précédentes.
La CFTC et Gemini ont déposé une motion conjointe dans le district sud de New York le 27 mai. La motion demande un allègement d'une ordonnance de consentement de janvier 2025 liée à une pénalité de 5 millions de dollars. Cependant, l'agence affirme désormais que la plainte n'aurait pas dû être déposée selon les normes actuelles.

L'affaire a débuté en juin 2022, lorsque la CFTC a accusé Gemini d'avoir induit l'agence en erreur. La plainte portait sur l'auto-certification par Gemini en 2017 de contrats à terme sur bitcoin sur le Cboe Futures Exchange. Elle impliquait également des questions sur les prêts, les remises et les risques possibles de manipulation de marché.
Gemini a nié tout acte répréhensible mais a réglé l'affaire avant le procès en janvier 2025. L'ordonnance de consentement comprenait une pénalité monétaire civile et une injonction permanente. Cependant, la CFTC souhaite désormais que le tribunal annule les dispositions prospectives de l'ordonnance.
La CFTC a déclaré avoir examiné l'enquête, les preuves, la décision d'inculpation et les tactiques de contentieux. L'agence a également pris en compte les nouvelles politiques fédérales relatives aux actifs numériques au sein de plusieurs agences gouvernementales. Elle a conclu que la plainte initiale ne satisfaisait pas aux normes d'application actuelles.
La révision a révélé que la plainte reposait largement sur le témoignage d'un lanceur d'alerte présentant des problèmes de crédibilité. L'agence a également indiqué que l'affaire ciblait Gemini, bien que Gemini ait subi un préjudice dans les actes sous-jacents. La CFTC a relevé de sérieuses questions quant à la solidité des preuves.
L'agence a également soulevé des préoccupations concernant des défaillances de processus internes durant l'affaire. Elle a indiqué que les preuves demandées n'ont pas atteint un Commissaire avant le vote sur la plainte. La CFTC a déclaré que les tactiques de contentieux ont par la suite limité l'accès de Gemini aux preuves nécessaires à sa défense.
La motion n'efface pas automatiquement le règlement, car un juge fédéral doit approuver l'allègement. La CFTC et Gemini soutiennent que la poursuite de l'application ne sert plus la mission de l'agence. Ils affirment également que les injonctions prospectives ne resteraient pas équitables après la révision de l'agence.
La pénalité de 5 millions de dollars a déjà été payée, ce qui limite la portée de la demande. La motion porte principalement sur les obligations futures au titre de l'ordonnance de consentement. Le tribunal doit désormais décider si le dossier modifié justifie l'annulation de ces dispositions.
L'affaire revêt une importance plus large pour l'application des règles en matière de crypto et les règlements réglementaires. Elle montre comment les révisions des agences peuvent remodeler les actions antérieures sur les actifs numériques après des changements de politique. La décision finale appartient néanmoins au district sud de New York.
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